Archive pour le mois de mai, 2010

mai-17-2010
Catégorie (Cosmétiques bio) par Biotissime

Mireille, fidèle cliente de Biotissime, a repris sa plume pour nous écrire une autre nouvelle à dévorer!

Bonne lecture!

Quand elle entra dans le bureau, elle comprit tout de suite que c’était du sérieux : mobilier moderne clair, grandes baies vitrées aux rideaux tirés, armoires grises, sol souple et sur des tréteaux blancs tout le matériel noir mat qui entoure les ordinateurs dont les écrans jetaient parfois des éclats bleutés. Le jeune homme qui l’accueillait était du même genre : grand mince aux larges épaules, costume souple gris mille raies, une belle tête aux cheveux courts, très courts et un menton solide.
« -Bonjour, mademoiselle Florame, je m’appelle Benoît, que puis-je pour vous ?
«- Moi, c’est Florence ! corrigea-t-elle sans insister. Je suis en train de créer une entreprise de vente par internet de produits d’hygiène et de cosmétiques bio, j’ai besoin d’étiquettes pour mes flacons et de cartes de visite.
« - Nous allons déterminer les formats, les couleurs et les caractères, puis les textes.
L’entretien se passait bien, Florence était à l’aise, elle connaissait son affaire et avait tout préparé : son site internet était bien avancé, ses démarches auprès des banques et des administrations avaient été rapidement menées ; elle avait prévu de consacrer le mois de juin à son diplôme de gestion d’entreprise et avec sa maîtrise de biochimie, elle était sûre de réussir; elle voulait commencer au début de l’été avec les crèmes solaires et les déodorants , installée dans sa chambre de jeune fille, au dernier étage d’un immeuble avec un petit balcon sur lequel elle cultivait des herbes aromatiques ; un entrepôt serait bientôt nécessaire, elle y pensait.
Pour Benoît c’était une commande importante, la première fois qu’il travaillait sur ce thème et ça lui plaisait,  mais c’était aussi la première fois qu’il rencontrait une fille comme ça . Il avait toujours considéré les filles comme des objets décoratifs, bruyantes et pleines de problèmes, mais elle, avec ses cheveux raides , sa robe en coton bleu passé et ses chaussures à talons plats, une montre pour seul bijou , un sac en jute pour ses dossiers, elle n’avait rien pour attirer ou retenir le regard! mais, son maintien élégant, la douceur de sa voix, sa conversation tranquille, ses gestes souples l’avaient surpris… comme sa simplicité , sa franchise et son sérieux.
Emporté par son sujet , lui qui ne faisait pas la différence entre une crème et une pommade, il était encore au bureau à une heure avancée.
 -Il faudra que je lui demande des précisions sur ses produits bio, je n’avais jamais entendu parler de tout ça , pensait Benoît en prenant sa douche ; « sans paraben », c’est pas marqué, «  non testé sur animaux », c’est pas marqué non plus ; et mon dentifrice ? et mon déodorant? je n’ai jamais acheté de produits d’hygiène biologiques…
Il faisait chaud ce jour-là, et Florence décida de s’habiller d’une fine robe blanche toute simple dans laquelle elle se sentait à l’aise pour courir et monter dans le bus ; cependant, elle s’attarda un peu sur son visage car elle voulait faire bonne impression , elle avait la peau claire et la fatigue de cette fin d’année scolaire lui marquait les yeux de cernes bleutés . Sa mère lui avait confectionné une trousse en toile sur laquelle elle avait brodé en vert  « mon partenaire beauté »,( ce qui les faisait rire toutes les deux ) et qu’elle remplissait d’ échantillons.
Ils se retrouvèrent avec un plaisir non dissimulé, comme s’ils se connaissaient depuis toujours, Benoît avait prévu des boissons fraîches, ils parlèrent d’eux-mêmes, de leur vie et du travail :
« - Vous ne faites pas beaucoup de publicité pour votre entreprise : vous n’êtes ni maquillée, ni parfumée. Il regretta immédiatement cette réflexion : «  maladroit, mal élevé, goujat… » se dit-il tout en essayant de s’excuser mais Florence ouvrit son cabas, étala son contenu sur le bureau et annonça tranquillement, avec un joli sourire :
« - Crème de jour bio aux extraits végétaux, crème pour les mains sans paraben, ce matin j’ai fait un shampoing au miel, sans parfum de synthèse, mon déodorant est sans alcool et sans ingrédient dérivé de la pétrochimie ; tous ces produits sont certifiés Ecocert et non testé sur les animaux.
Cette gamme de soins et d’hygiène bio respecte aussi l’environnement, pas de conservateur synthétique ni de colorant…
Et alors…il lui prit les mains , la regarda dans les yeux, intensément et dit :
« -Est-ce que je peux tester votre rouge à lèvres ? »

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mai-11-2010
Catégorie (Cosmétiques bio) par Biotissime

Mireille, fidèle cliente de Biotissime, a pris sa plume pour nous écrire une petite nouvelle très sympa.

Bonne lecture!

Bernard se tournait et se retournait dans son lit sans trouver le sommeil : sa femme l’inquiétait.

Elle approchait de la soixantaine, travaillait encore dans une grande pharmacie de la ville et avait accès à de nombreux échantillons de produits cosmétiques, crème de beauté et de soins sans oublier les shampoings, dentifrices et autres accessoires sensés conserver la vitalité et la jeunesse. Liliane avait toujours été coquette et très attentive à son apparence : aucun cheveu blanc, aucune ride, ni une ombre ou une tache ne trouvait son remède. Là, elle dormait à côté, abattue par les calmants qu’elle prenait depuis l’apparition de cette allergie au niveau du cou et du visage, qui lui donnait des démangeaisons insoutenables.

Le printemps était arrivé d’un coup : cinq cents pensées, primevères et géraniums à repiquer, traiter les buis et les fusains, semer l’engrais, Jean-paul ne savait plus où donner de la tête. Employé aux Espaces Verts de la ville, il avait loué-en plus- un bout de terrain à l’écart des habitations, près d’un bras de rivière et y cultivait des légumes, avec son voisin et ami Bernard. Ils s’entendaient bien tous les deux : Bernard plus bricoleur avait aménagé un récupérateur d’eau et un composteur et l’autre plus « intello » s’acharnait à produire selon des méthodes ancestrales, sans engrais chimiques, sans pesticides ni herbicides ; il laissait ces produits aux fleurs décoratives des ronds-points !

« Liliane va mieux ? » depuis quelques jours la santé de Liliane était devenue le principal sujet de conversation ; Jean-Paul ne cachait pas à Bernard qu’il trouvait sa femme un peu… »précieuse » : un moucheron la faisait sursauter, une graine de pissenlit et elle éternuait ; quand elle venait les soirées d’été se détendre au jardin en petite robe à fleurs, elle attirait les abeilles et c’était un drame.

« C’est sa coloration capillaire qui a fait cette réaction : dernière née de la recherche scientifique appliquée, produit haut de gamme, rester jeune et belle  etc, c’est ce qu’ils disent sur la pub ! Pff, c’est que de la chimie, » dit Bernard d’un air dégoûté, en enfonçant un piquet d’un fort coup de masse.

« Autrefois, les femme se faisaient leurs crèmes, ma grand-mère… » commença Jean-Paul sans arrière-pensée, mais Bernard n’écoutait plus.

« -Allo Bruno, vite, cherche-moi sur ton ordinateur des recettes de crèmes de beauté, anti-rides et autres, des shampoings naturels et aussi contre les cheveux blancs.

-C’est pour Maman ? Comment elle va ?

- Pas trop, je vais essayer de lui préparer des cosmétiques bio, ça doit pouvoir se faire ?… «

Quelques séances d’Internet plus tard, Bernard savait qu’il existait des shampoings sans savon, des sérums anti-rides,des suppléments alimentaires à des prix exorbitants , des dentifrices au fenouil et que le Souci s’appelait Calendula .

Jean-Paul se lança dans des recherches dignes d’un biochimiste et tenta la culture d’herbes rares ; Bernard -qui faisait souvent la cuisine à la maison- se mit au travail et leur cabanon devint une annexe d’un laboratoire ! Ils s’amusèrent quelques temps à trier, couper, hacher, piler, malaxer, cuire, décanter…

Un jour de grand vent, quand la terre est sèche, que les lèvres se craquèlent et que la peau devient rêche, Jean-Paul dit en riant « -Il faudra hydrater notre surface cutanée » !

Quand Liliane reprit son travail, elle annonça à ses collègues qu’elle devenait raisonnable et qu’elle acceptait maintenant ses rides et ses cheveux gris, mais tous se rendaient bien à l’évidence : Liliane commençait à déprimer ; heureusement, Bernard était prêt ; il organisa une petite soirée grillade au jardin, Jean-Paul fit admirer les légumes, tous cultivés en biologique et avec le plus grand respect : ici les tomates, les concombres, la menthe et la lavande, poussés uniquement avec de l’eau du ciel et du soleil…là quelques herbes bizarres.

Bernard choisit cet instant où tous rêvaient au Paradis terrestre pour offrir à Liliane un joli coffret contenant un assortiment de produits aux plantes préparés en cachette.

« -Sans Paraben, sans conservateur, ni arôme artificiel, tu peux être tranquille ! » Elle sourit.

Bruno à son tour, s’approcha de sa mère et lui remit, sous le regard curieux de son père, un panier de produits cosmétiques-bio : savon aux algues, à la lavande, shampoing à la rose et à l’aloe vera, crème pour le teint, anti-âge et lait de corps, fluide spécial jambes légères, le tout dans un conditionnement agréable.

« -Achetés sur Internet, c’est plus rapide ! produits contrôlés, certifiés Bio ; voici une carte de Biotissime, tu peux aussi commander par téléphone ; super, non ? »

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